Une biennale d’art pour retrouver l’âme de Saint-Paul

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Au détour des ruelles les souvenirs se bousculent, donnent le tournis. Les souvenirs vécus, les souvenirs devinés, puisés dans les livres et légendes, les souvenirs imaginés. L’amour naissant entre deux grandes stars du cinéma, Simone Signoret et Yves Montand, les parties de pétanque endiablées sur une place peuplée d’artistes, les silhouettes de Matisse, Braque, Chagall, Calder, Miro, les cris tonitruants d’un poète déambulant sur les remparts la nuit au clair de lune, Jacques Prévert, les facéties d’un éternel jeune homme, héros de la Résistance, plasticien et écrivain, André Verdet. Vous avez reconnu le lieu. Il s’agit de Saint-Paul de Vence.

Un village mythique, patrie des inventeurs de la modernité, des peintres et des comédiens, aujourd’hui entièrement peuplé d’œuvre inédites. C’est l’événement estival de la Côte d’Azur. La première édition d’une biennale internationale d’art, présidée par Olivier Kaeppelin qui a réussi ce qu’il avait annoncé: « C’est tout un territoire qui va être perlé, dans une envie de partage de l’héritage de Saint-Paul de Vence, de partage des émotions et de rencontres enrichissantes pour tous ».

Une biennale qui rassemble de grands noms de la création contemporaine rayonnant à l’international mais aussi de jeunes artistes au talent prometteur. Une vingtaine de lieux d’expositions, des performances, des spectacles. Toute une cité qui bat au rythme de l’inventivité et du bouillonnement créatif. 

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Simon Bérard-Lecendre a conçu une espèce d’étendard (voir ci-dessus) plaqué sur les pierres ancestrales, une impression sur bâche pour imager l’expression bien connue des artistes novateurs « scier la branche ». Les remparts du village affichent une toute nouvelle douceur grâce au rose tendre saupoudré par Morgane Tschiember désireuse d’évoquer à sa façon le fameux lalyrinthe de Miro. « Tracer une ligne tout en se promenant sans jamais perdre le fil… ».

Le sculpteur britannique Antony Gormley a ancré une étrange « créature » de fonte, un « Big switch » qui se détache dans l’azur du ciel (voir ci-dessous).

Une résidence d’artiste accueille, dans la maison atelier du poète André Verdet, Quentin Spohn,. Un merveilleux dessinateur qui allie la virtuosité du trait à une imagination débordante. Quelques exemples d’un choix judicieux.

Cette biennale, construite sur le thème « Média-terra », autrement dit la mer entre deux terres, permet de renouer avec la grande tradition saint-pauloise d’accueil des artistes contemporains. Un parcours d’une richesse exceptionnelle pour visiter le village d’une façon inédite tournée vers l’avenir.

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Jusqu’au 31 aout 2018, dans les rues, sur les places et les remparts de Saint-Paul de Vence

 

 

 

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