Voyage à Nantes à peine aperçu, coup de cœur absolu

Il suffit parfois de presque rien, d’un sourire, de murmures incertains, d’une main tendue pour déclencher un coup de foudre. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les lieux, les villes, les communautés? J’ai à peine entrevu Nantes, son jardin des plantes, ses ruelles, sa cathédrale et rencontré, par hasard, quelques témoignages du temps présent. Œuvres d’artistes contemporains ayant aiguisé leur regard pour dire la nécessité de revoir les choses, d’embellir le quotidien pour combattre le mal de vivre. Curieux « Voyage à Nantes » que cette cité nous offre au hasard de déambulations qui deviennent théâtre vivant inscrit dans la pierre. Paradoxe? Non, vitalité décordante. Une « jungle intérieure », signée Evor, vient modifier le paysage urbain. Les façades, placées dans un écrin de plantes, deviennent scène pour un parcours végétal invraisemblable. Un autre mur, vestige médiéval de constructions remarquables, est devenu pour Flora Moscovici support pour dire « Le temps entre les pierres ». Mélange d’eau, de chaux et de pigments pour des traces d’or qui, peu à peu, s’effaceront avec notre mémoire. Un « voyage à Nantes » bien trop court pour moi et le désir violent de revenir, de réfléchir, d’explorer une ville énigmatique tant elle vibre sans le dire.

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