Les joutes verbales de « Jacques ou la soumission » à Paris, Ionesco pur jus

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Et si entre la vie et le théâtre il n’y avait qu’un écart de langage? Ionesco brouille les cartes pour nous faire réfléchir à l’inanité de toute chose et surtout à l’ineptie du code conventionnel véhiculé par les mots. A cet égard « Jacques ou la soumission » s’impose comme un petit bijou dans ce qu’il est convenu d’appeler le théâtre de l’absurde.

Un texte difficile exigeant une mise en scène au scalpel pour soutenir la virtuosité vocale derrière laquelle se cachent les petits et grands soucis d’une société sclérosée par la convention. Les comédiens de la troupe « Les inspirines » dirigés par Christophe Collin                  réussissent ce tour de force: dire sans dire, suggérer sans montrer et pourtant friser le ridicule dans un comique de situation hallucinant. Bref du Ionesco pur jus comme on aimerait en savourer plus souvent.

Ce ‘est pas une surprise. Nous avions ici même rendu hommage à la merveilleuse performance de ce même Christophe Collin dans « Premier amour » de Beckett au Théâtre des Déchargeurs. Cette fois c’est la Comédie Saint-Michel qui accueille cette compagnie décidément très inspirée. Il faut s’y précipiter.

« Jacques ou la soumission » de Ionesco, Comédie Saint-Michel, 95 boulevard Saint Michel. Jusqu’au 31 mai

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