Lee Bae au charbon à la Fondation Maeght

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« Plus de lumière »: c’est le titre de l’exposition de printemps chez Maeght. Lee Bae, qui vit et travaille aujourd’hui à Paris, est l’un des plus grands artistes coréens de notre époque.  Son œuvre construite autour de mélanges subtils hérités d’un art abstrait occidental comme l’arte povera puise également dans les codes et pratiques artistiques traditionnels de la culture coréenne. Elle trouve à la Fondation l’écrin le plus propice qui se puisse imaginer. L’idée de nature s’exprime  par le feu, le charbon, les bois brûlés mais l’action de l’homme et sa capacité à transformer la matière sont également ici mises en scène.

Tout commence, comme souvent, dans les jardins où des sculptures jouent la mélodie du noir en jouant sur les reflets du soleil. Des scintillements qui produisent une infinitude de nuances. Lee Bae utilise les formes noires, les fonds blancs, l’ombre et la lumière pour dessiner un paysage intérieur où les éléments s’imposent comme l’expression philosophique d’un certain rapport au monde. Poésie, réflexion, force et vitalité se conjuguent ici pour exprimer une façon singulière d’exister.

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« J’aime le charbon, il est issu du feu. Il est la dernière substance des objets. J’exprime les images vitales avec de la matière morte: le charbon ». Ci-gît un paradoxe pourrait-on dire. Et pourtant… On peut trouver lumineuses et incroyablement vivantes les œuvres de Lee Bay car précisément le noir dense et profond du charbon est égayé par la couleur laiteuse obtenue grâce à la résine et à l’acrylique. Des strates qui froment une espèce de carapace pour des tableaux issus du feu sans doute mais tournés vers le soleil. Des nuances subtiles, des reflets changeants, des appels à la rêverie ou à la réflexion, c’est selon. L’univers pictural et sculptural de Lee Bay épouse ici l’esprit des lieux. « La Fondation Maeght me fait penser à un monastère. De la même manière que devant les temples coréens il y a toujours une grande statue pour combattre le diable… ». Et c’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles, que l’on soit ou non agnostique, on ressent ici quelque chose de l’ordre du divin.

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Jusqu’au 17 juin. Fondation Maeght. 623 chemin des Gardettes. Saint-Paul. Tel. 04.93.32.81.63

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