Sculptures en apesanteur au château Sainte Roseline

 

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Un magicien a investi cet été le parc du château Sainte Roseline, aux Arcs, dans le Var. Nicolas Sanhes, dont on avait pu admirer l’an dernier les sculptures immaculées à la Bastide Rose, non loin de l’isle-sur-la-Sorgue, promène cette fois ses œuvres dans les jardins et devant la chapelle du domaine viticole.

Des oeuvres monumentales qui pèsent des tonnes et qui pourtant semblent suspendues, aériennes. Dirons-nous qu’elles flottent, cherchant à accéder à une sorte d’immatérialité? Ici réside le mystère de ce plasticien qui a trouvé son style. Une force qui se fait oublier grâce à des assemblages savants et des angles gommés par la danse des lignes.

 

« Je ne supporte plus Ben! »

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On avait rendez-vous sur le parvis du MAMAC. Ben est arrivé et m’a lancé tout de go: « Je ne supporte plus Ben! ». « ça tombe bien! Moi non plus… ». C’était il y a quelques années. On a bien rigolé, puis on a parlé de tout et de rien. Et de l’essentiel surtout. Son essentiel, l’art, la gaudriole, le Sud. Et… Fluxus. Ben a changé pas mal de choses et aujourd’hui, dans le monde entier, on connaît ses facéties en lettres blanches sur fond noir.

Ben vient de fêter ses 80 ans. Un sacré personnage. Un jeune homme toujours aussi provoc et déroutant qui a animé une fête de folie, qui a dansé, monologué et chouchouté ses invités. Et, le temps d’une photo, câliné sa compagne de toujours, Annie. Une Sainte! Longue route Ben ! Ne nous lâche pas !

Et tu vois, j’ai suivi ton idée. Toi qui a écrit dans l’une des tes newsletters: NICOLE LAFFONT
devrait ouvrir son Site
ce que Nicole Laffont pense de l’art à Nice
son texte sur moi dans Nice Matin a plu à beaucoup
qui m’ont dit
« C’est fou comme c’est vrai »

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Le jour où j’ai cru devenir l’amie de Liza Minelli

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L’un des plus extraordinaires souvenirs de ma carrière! J’ai tapé dans l’œil ou plutôt dans l’oreille de Liza Minelli. Elle a apprécié mes questions et m’a invitée au gala de l’AMFAR en plein festival de Cannes. J’ai dîné a sa gauche, elle ne m’a pas quittée. Sauf pour chanter « New York, New York » sur la scène. C’était un feu d’artifice qui finit en feu de paille. C’est toujours comme ça avec les stars….

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Le jour où Francis Ponge m’a ouvert son antre

C’était un petit monsieur discret et modeste. C’était un géant. Grâce à mon ami, le photographe André Villers, j’ai pu approcher Francis Ponge. J’ai même passé plusieurs heures chez lui, à Bar-sur-Loup. Et des années plus tard, on m’a demandé de parler de lui au village. C’était émouvant. La cité du pays grassois se souvient et n’oubliera jamais. Car, « ce qui demeure, seuls les poètes le fondent ». FPONGE

Le jour où mamie Dolto m’a rassurée

J’étais une maman anxieuse, malhabile et facilement culpabilisée. L’entretien que j’ai eu avec Françoise Dolto m’a rassurée. Globalement elle disait qu’il faut de l’amour et de la transparence. Le mensonge ronge le fruit avant qu’il ne mûrisse. Un enfant est une personne. Evident! Sauf que des siècles de non-dits ont bousculé cette jolie certitude.

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Le jour où Rostro m’a sauté au cou

Il était incroyable cet homme! Un géant au pied d’argile côté affect. Et drôle! Je me souviens d’une anecdote. Au Négresco, le palace niçois, à la veille d’un concert, le violoncelliste a failli s’étouffer de rire. Rostropovitch, à peine arrivé à l’hôtel, demanda un pupitre. « Ce soir ou immédiatement ? », s’enquit la gouvernante. « J’en ai besoin tout de suite », répondit le musicien. C’est ainsi qu’on lui apporta séance tenante un rehausseur de lit que l’on appelle également « pupitre »…

Lorsque je l’ai rencontré il m’a embrassée en toute simplicité car il avait passé un bon moment en répondant à mes questions. J’étais jeune et je découvrais combien sont accessibles les génies, les vrais. L’avenir devait me conforter dans cette opinion.

ROSTROPOVITCH